Qui étais-tu
Henri Quenvit ?
On sait si peu
De choses
De toi…
Avant vingt-neuf
Tu dessinas
Ce petit œuf
Qui voyagea
Jusque là-bas,
aux U.S.A.,
Et qui ce soir
Revient chez moi.
Quelle aventure
Pour cet œuf dur !
Quatre vingt neuf
Années d’exil
Et ce retour,
Ici, ce jour,
Auprès de son
Pays de ponte.
Il poursuivra
Bien son parcours
Demain sans moi,
Sans mon amour.
De longs trajets
En brefs séjours,
Il survivra,
Henri, sans toi.
De longs séjours
En trajets courts,
Lui poursuivra
Son doux parcours.
le regard de mon chat
dès qu’il comprend
que je le quitte
désespoir absolu
ni une ni deux
trois quarts de secondes
quatre étages
sauver un enfant
avant d’assurer
ses propres prises
fraternité
fratournou natata
Mamoudou Gassama


en revenant
ou en partant ailleurs
passer devant
tu m’invites à entrer chez toi
Nous étions très bien dans l’eau,
D’autant plus qu’il faisait chaud
Entre sable et coquillages.
Tu m’as dit, là, sur la plage :
« Je n’ai pas de tatouages.
Je laisse ça aux nigauds
Qui se croient originaux
Mais qui suivent un moutonage.
Ils préfèrent – et c’est dommage ! –
Payer pour tâcher leur peau
Plutôt qu‘employer des mots
Pour exprimer leurs « messages »
C’est pas une question d’âge.
Personnalités zéro,
Ils imitent les blaireaux
Et les crétins des alpages. »
* * *
Chacun fait ce qui lui plaît,
Même si c’est bête et laid
Aux yeux de son entourage.
Ne juge pas, c’est plus sage.




ze suis dingo des sats
ze les regarde
fasciné
z’ai sinc ans
ils sont beaux
marrants
zentils
et ils sont mes zamis

tes mains
deux objets d’émerveillement
comme un chat et un chien
qui s’entendent très bien
jean-vincent
jean-vincent
placé
placé
placé
placé
placé
placé
en
en
garde
garde
à
à
vue
vue
…
…
ébriété
ébriété
ébruitée
ébruitée
…
…
par
par
écho
écho
…
…
ego
ego
écorché
écorché
…
…
trop
trop
gros
gros
degré
degré
d’ego
d’ego
?
?
si doux, si bons, si tendres
couleur de cœur d’amande
tes seins sont mes amis
un jour tu m’as permis
d’être à eux présentés
puis d’un peu les téter
pesants, délicieux
simples, majestueux
élégants et bien fermes
vienne que l’on m’enferme
je penserais à eux
presqu’autant qu’à tes yeux
si bons, si frais, si tendres
couleur de lait d’amande
tes seins sont mes amis
un soir tu m’as permis
et de les embrasser
et de les caresser
calmes, toujours tranquilles
deux familières îles
auxquelles je m’attache
vienne que l’on se fâche
ils plaideraient la paix
l’entente et le respect
si beaux, si bons, si tendres
doux comme lait d’amande
tes seins sont deux amis
( (re)lire aussi : Tes fesses ! https://poemespad.wordpress.com/2015/01/31/tes-fesses/ )
[søl], poème parlé entre sol et ciel sera présenté ce vendredi 23 mars à la Maison du Théâtre d’Amiens à 19 h 30, le vendredi 13 avril à 19 h (c’est gratuit) à La Gare de Méricourt et le 9 mai à Relanges dans les Vosges.
Sol et Low, récit-concert en duo avec Benjamin Collier : ce samedi 24 mars à 19 h salle Aragon à Avion, (c’est gratuit) dans le cadre du festival Utopistes Debout.
Le mercredi 11 avril à 18 h, Sol et Low toujours, dans la salle Jean Renoir à Douchy-les-Mines, là aussi c’est gratuit. Thomas SUEL propose également un atelier de poésie visuelle mercredi 28 mars après-midi à 14 h à la médiathèque de Douchy-les Mines.














